New Territory for New Life

06 nov. 2011

Confrontation mentale

Bella POV

C'est sur Wake up que mon sommeil se coupa. Mais quelle idée avais-je eu de mettre une chanson d'Emigrate comme sonnerie de réveil. C'est vrai le titre est plutôt parlant « Réveilles toi ».

Il faudra que je pense à changer cette musique.

Je regardai l'heure qu'affichait mon réveil.

6h00

Mes cours débutaient dans une heure trente. J'avais largement le temps. Mais, comment je vais me rendre au lycée ? Je ne connais pas les horaires des transports.

Bravo Bella, tu ne veux pas de voiture et tu ne t'intéresse même pas aux horaires des bus.

Isabella, mêles-toi de tes fesses !

Je te fais remarquer que « tes fesses » sont aussi les miennes. Donc je peux m'en mêler, BELLA.

La Ferme ! Tu ne vas pas recommencer à me saouler. J'ai quitté Phoenix, j'ai une nouvelle vie alors fous moi la paix !

Ce n'est pas parce que tu es partie que ta vie va changer. Tout ce que tu as fait, y compris la mort de Matt, c'est toi et personne d'autre. Alors va au Bahamas si ça te chante, mais ça te suivra quand même.

TA GUEULE ! Je ne veux plus t'entendre, ce n'est pas de ma faute !

J'ai du parler fort vu que Charlie arriva en trombe dans ma chambre. A voir sa tête je venais de le réveiller.

_Bella ! Ca va ? Pourquoi as-tu crié ? Tu as fais un cauchemar ? Quelque chose ne va pas…

_C'est bon papa. C'était juste un cauchemar, mentis-je lamentablement

Mais il sembla tout de même me croire, à mon plus grand soulagement.

_Ok ! Alors pour le lycée, c'est moi qui vais te déposer. Je te déposerais un peu avant pour que tu prennes tes marques. Comme petit déjeuner, il y a pleins de choses au réfrigérateur, alors sers toi comme bon te semble.

_Merci.

_Donc, heu, rendez-vous à 7h00 près de la voiture.

_Ok.

Charlie ayant quitté la pièce, je me décidai à aller prendre ma douche. Pour me changer les idées, je décrétai qu'il serait de bon augure de prendre un douche froide.

Enroulée par une serviette, les cheveux dégoulinants mouillant au passage tout le parquet.

T'es vraiment gourde !

Moi qui croyais m'être débarrassée de toi …

Tu t'enfonce dans ta connerie ! Comme si tu pouvais te débarrasser de toi-même.

Isabella, laisses moi au moins me préparer. Juste ça, après on parlera autant que tu veux.

Mouais, tu as de la chance que je ne veuille pas être en retard pour mon premier jour.

Merci, c'est sympa de ta part.

N'en prends pas l'habitude. Je reste là même si je ne parle pas !

Cette conversation finie, je pris les premiers vêtements qui me vinrent sous la main. En y repensant, il faudrait que je pense à ranger mes affaires.

Je tombai sur un jean noir (trop large pour moi), un sweatshirt noir avec écrit sur le dos en rouge « Fuck Off » (Va te faire foutre), je concordai le tout avec mes vieilles converses rouges et pris mon sac à dos.

Pas besoin de maquillage pour faire peur au gens rien qu'à voir ma tête de déterrée et mes énormes cernes bleues, ils s'enfuiront en courant. C'est assez marrant de voir la majorité de la population être apeurée en face de ma personne. C'est carrément hilarant…

En général les mortels (genre je suis immortelle) étaient apeurés. Leurs réactions étaient simples et prévisibles, soit ils vous évitaient comme la peste, soit ils vous approchaient (de manière hypocrite) faisaient « ami-ami » avec vous et après ils allaient débattre à votre sujet derrière votre dos.

Autant être clair, je ne veux pas d'amis. Alors c'est soit tu m'évites soit je te fais du mal. Je suis vraiment devenue sadique. Il faudrait que je médites sur ce trait de caractère qui est assez pesant, mais tout de même parfois intéressant et, je dois l'avouer, utile.

6h52

Il me reste moins de dix minutes pour manger. De toutes les façons, je n'ai pas faim.

Je descendis à la cuisine, cherchai dans le réfrigérateur ce qui me servirais de coup faim pour la journée. Du jus d'orange ferait l'affaire. Je prends aussi une pomme pour plus tard on ne sait jamais.

Je vérifiai le contenu de mon sac.

_Emploi du temps (Charlie l'avait récupéré pour moi), OK !

_Cahiers/Livres, OK !

_Portable, OK !

_IPod (dans la poche avant de mon jean), OK !

C'est bon j'avais tout. Montre en main (plus au poignet, mais bon), il est 6h59

Ok je suis à l'heure, direction la voiture. Charlie m'y attendait déjà à l'intérieur du bolide.

_Tu es pile à l'heure, me dit-il alors que je venais de pénétrer dans la voiture

_Je sais, et la ponctualité est une de mes qualités, ça n'a pas changé.

La conversation ne fut pas longue. J'enclenchai mon IPod, She is beautiful jouait à fond. Je voyais ma mère me dire comme à chaque fois :

« Bella, à pleine puissante, l'écoute prolongée du baladeur peut t'endommager l'audition ! »

En me remémorant ses paroles, je réalisais qu'elle me manquait, Phil aussi.

Mes pensées prirent fin au moment où Charlie m'annonça que j'étais arrivée à bon port.

Le lycée était minuscule, il ressemblait limite à l'école primaire de Phoenix !

Il s'agit d'un gag, n'est-ce pas !

Non, Bella. C'est bien ça

Isabella, nous sommes d'accord que ce lycée est minuscule !

Ca m'arrache le cœur d'être d'accord avec toi, alors disons que notre point de vue est similaire.

Ca promet ! A peine arriver à l'accueil, que je vis toutes les personnes présentes dans la salle se retourner vers moi. Arf, je viens à peine d'arriver qu'on m'a déjà localisé !

Je me dirigeais vers le bureau principal derrière lequel se trouvait une vieille femme aux cheveux flamboyant

_Bonjour, je suis Isabella Swan. Je souhaiterais récupérer le plan de l'établissement sil-vous-plaît.

_Bonjour, je suis Madame Coop ! Tu es bien la fille de Charlie Swan ?Bien sûr, que suis-je sotte ! Il n'y a pas 2 Swan à Forks...

Elle du apercevoir à la tête que je faisais, que je n'avais nullement envie de l'entendre jacasser d'une si bonne heure, car elle s'arrêta net dans son bavardage.

_Alors voici le plan et une fiche que tu dois faire signer par chaque professeur et que tu dois me ramener en fin de journée. Alors, heu, bonne journée Isabella, en espérant que tu te plairas ici.

_C'est Bella, juste Bella

_C'est noté, Bella !

Je sortis enfin de cette pièce si étouffante. Si tout le monde est comme Madame Coop, je risque d'atterrir dans un asile psychiatrique avant la fin du mois.

Premier cours, Mathématiques. Quelle horreur ! Je déteste cette matière. Direction Bâtiment I.

Je trouvai vite fait l'immeuble, parfait, je n'aurais pas besoin de demander mon chemin à qui que ce soit.

Sur le chemin, je vis les gens se retourner à mon passage. Limite j'avais envie de leur sauter dessus pour leur régler leurs comptes. Je sais je suis nouvelle, j'ai une tête de mort-vivant mais bon ! Voilà quoi, ce n'est pas fin du monde.

J'arrivai enfin dans la salle. Il n'y avait personne. Bon, vu que je suis en avance je vais choisir ma place alors.

Deuxième rang, colonne du milieu. Place parfaite pour moi. Peu après m'être assise, une jeune fille entra dans la salle. Brune, grande, fine, plutôt jolie et elle paraît assez timide. Elle semble surprise de voir quelqu'un dans la salle.

_Heu, Bon...Bonjour, bafouilla-t-elle. Je ne voulais pas te déranger, je ne savais pas qu'il y avait quelqu'un.

_Salut, tu ne me déranges en rien vu que je suis seule.

_Tu dois surement être Isabella Swan ?

_Bella, je préfère Bella. Oui c'est bien moi, et toi tu es ?

_Angéla, Angéla Weber. Dis ça ne te déranges pas si je me mets à côté de toi, parce que en fait j'ai l'habitude de m'asseoir ici.

_C'est plutôt moi qui doit te demander si je ne te dérange pas, c'est toi l'habituée. Mais vu que tu le demande non, ça ne me dérange pas. Tu parais sympa et pas trop bavarde, j'aime.

Elle me répondit avec un sourire. Je ne connaissais pas cette Angéla, mais je sens que l'on va s'entendre. La cloche retentit et la salle se remplit. Chaque élève qui passait me dévisageait à tour de rôle. Cela faisait 10 minutes que ça avait sonné et toujours pas de nouvelles du professeur.

Les jacassements des autres se faisaient de plus en plus nombreux, d'un volume de plus en plus élevé.

_SILENCE DANS LA SALLE ! Héla un homme d'une quarantaine d'année

Vu le calme qui régna dans la salle, j'en conclus qu'il s'agissait du prof, M. Andrey selon ma fiche.

Il n'était pas très grand, quelques cheveux grisonnants. Il était vêtu d'une chemisette type Hawaïenne de très mauvais goût avec un jean délavé et des spartiates. Le suicide de la mode. Comme dit Oscar Wilde « La mode est une forme de laideur si intolérable qu'il faut en changer tous les six mois ».

Cet enseignant, lui, ça faisait des années qu'il ne s'était pas mis à jour.

_Est-ce que Mlle Swan est là ?

_Hum, oui je suis là. Dis-je en levant la main

_Très bien, Mlle Swan voulez-vous bien venir à mon bureau avec vos fiches de présence ?

Non, je n'en ai pas envie, pensais-je. Quelle question bête et inutile, comme si j'avais le choix !

Ce prof est trop con ma parole. Je me levai en faisant bien attention à ne pas tomber ou autre.

Je remis ma fiche et retourna à ma place tranquillement.

Ma matinée fut abominable. Après les DEUX HEURES de maths, j'enchaînai avec trois heures de philosophie. J'aime bien cette matière, mais ce cours était fastidieux. J'avais déjà fait ce sujet à Phoenix : « Faut-il préférer le bonheur à la réalité ? ».

Finalement le temps finit par passer. Et je me retrouvai devant la porte du self. Que faire ouvrir, partir ?

Ouvre cette foutue porte Swan ! J'ai faim moi.

J'ai une pomme, et moi je n'ai pas faim.

Je rêve ou La Bella Swan, si «vaillante » a la trouille pour rentrer dans le self ?

Je n'ai pas peur, juste qu'il y aura plein de lycéens, et je ne connais personne…

Et alors ? Tu rentres, tu marches la tête haute et tu t'assieds à une table seule. Si une personne te dévisage ou qu'importe, je m'en occupe en personne.

Mouais, je ne suis pas convaincue. Mais merci pour ta proposition.

Isabella a raison, je dois rester la tête haute ! Sur cette détermination, je pénétrai dans le self. A mon entrée, la pièce fut plongée dans un silence. Tout le monde me regardait, comme si le temps s'était figé. Et d'un coup, je ne sentais plus rien, le néant.

Isabella POV

A mon tour de jouer. Je commençais à en avoir marre de ne plus agir. Ils avaient quoi tous ces crétins à me regarder avec hébètement ? Ils attendaient une photo peut-être. Pff, trop cons ces lycéens. Oups, excusez moi mon impolitesse, je ne me suis pas présentée. Je m'appelle Isabella Swan et non Bella (je trouve ce diminutif si infantile). Vous l'aurez sûrement remarqué mais je suis « Bella » en version méchante, même pas disons que je suis réaliste. La pauvre petite Bella souffre d'une schizophrénie moyenne et d'un dédoublement de personnalité. Elle arrive à le cacher, pour l'instant. Elle ne veut s'avouer folle en même temps je la comprends ce qui est drôle avec sa « maladie » c'est qu'elle est consciente que j'existe. Du coup on peut converser, et je trouve ça géniale.

Alors revenons à nos moutons. Le prochain débile qui me regarde bizarrement je le rembarre d'une force … Voilà mon vœu est exaucé, Débile n°1 en vue !

_Tu as perdu quelque chose blondinet ? Demandais-je sauvagement

_Heu, si. Je veux dire NON. Je m'appelle Mike Newton, bredouilla-t-il. Tu dois être Isabella c'est ça ?

_Tu sais très bien que c'est moi, al+s pourquoi tu poses la question ?

_C'étais pour faire la convers…

Je ne lui laissai même pas le temps de répondre, que je parti déjà m'asseoir sur une table isolée. Pauvre mec, il croyait qu'il pourrait être mon ami ou plus… Débile !

Isabella, donnes moi ma place !

Ah, Bella. Encore vivante ? Ca fait quoi d'être spectateur de sa vie sans rien pourvoir y faire ? Je sais, on se sent impuissant…

Isabella Marie Swan ! Barres-toi de mon corps !

Pas encore, je commence à peine à m'amuser.

D'un coup je ne ressentais plus rien, j'étais comme déconnectée. Mauvais signe, très mauvais signe !

Bella POV

J'en ai ma claque de ce problème avec Isabella ! Elle ne peut pas me laisser en paix ? Vivre une vie normale.

Je me retrouvai donc seule à ma table isolée. Comme prévu les gens avaient peur de moi. Ils n'osaient même plus me regarder. Je voulais qu'ils me foutent la paix mais pas que je sois leur pire cauchemar !

Merci, Isabella !

Mais de rien ! On se rend des services entre nous !

La sonnerie retentit annonçant la fin du déjeuner. J'avais un seul cours l'après-midi. Une heure de français de 15 à 16 heures. Du coup je ne sais quoi faire de 14 heures à 15 heures. Je me dirigeai vers le C.D.I, quand je percutai quelqu'un, qui est plutôt dur.

_Aïe ! Mais bordel, faîtes attention quand vous marchez !

_C'est bon du calme Minimoys ! C'est toi qui ne regardais pas où tu allais…

Je relevai la tête pour voir qui était ce …. WAHOU ! Ok, j'avais en face de moi un grizzly humain ! Non, je ne rigole pas ce mec doit battre au la main n'importe quel animal et qu'importe son espèce. Je me fis une description rapide du colosse. Il est grand, genre 1 mètre 95, les cheveux courts bruns foncés, presque noirs. Sa corpulence est carrément effrayante mais quand je vis son visage c'est carrément l'opposé. Il avait un sourire enfantin fixé au visage, le pire c'est que son sourire est communicatif.

_Enchantée Isabella, je suis Emmett !

Ma popularité dans ce lycée était énorme ! Je n'en peux plus, tout le monde me connais. J'en ai marre.

_Bella, juste Bella…

_Ok, mais tu ne dis rien à ma copine. Parce que je sais très bien que tu en pinces pour moi et c'est pour cela que tu veux que je t'appelle avec un surnom, déclara-t-il avec le sourire jusqu'aux oreilles

_Heu, désolée Emmett, mais tout le monde m'appelle comme ça.

_Mais ouais ! Arrêtes ton char, ça restera entre nous, notre secret ! Accentua-t-il avec un clin d'œil

Bon je vois que ce n'est pas la peine d'insister, il est borné… Autant lui demander où se situe le C.D.I [...]

_Heu dis-moi Emmett, tu pourrais me montrer où se trouve le C.D.I ?

_Bien sur ma belle, je t'y accompagne même vu que je n'ai pas cours. Alors tu t'y fais au lycée ? Ca change beaucoup de ta chaleur d'Arizona !

_Mouais, effectivement.

Je suis arrivée dans l'antre des enfers ! Emmett était drôle, je l'avoue. Mais beaucoup trop bavard et un peu collant.

Durant l'heure au C.D.I, il me raconta quasi toute sa vie. Il avait deux frères (son beau-frère compris) et sœur et SA copine. Il ne parlait que d'elle… Ils vivaient tous sous le même toit avec leurs parents (adoptifs). Il tenta de me soutirer des informations sur mon passé. Mais il comprit vite qu'il ne réussirait pas. Pas con, en fait, M. Musclor [...]

Je l'appréciais bien ce gros « nounours », mais moi j'ai cours ! Le temps était passé plutôt vite avec Emmett, je pense qu'avec lui aussi je vais aussi m'entendre.

_Bon Emmett, ce n'est pas que je m'ennuie ou autre, mais j'ai cours donc bye.

_Je te raccompagne si tu veux ! Tu as quel cours ?

_Français ! Et merci…

_Mais de rien, qu'est-ce que je ne ferais pas pour ma protégée ?

J'avançai d'un pas rapide pour quitter le C.D.I, avec Emmett aux basques.

_J'aime beaucoup les écriteaux de ton Sweat, disons que c'est très expressif !

_Merci, moi aussi je l'aime bien.

Le reste du chemin vers la salle de français fut silencieuse. Mais il ne s'agissait pas d'un silence gênant ou oppressant, non, je dirais un silence agréable presque apaisant. On arriva vite devant ma salle. Tous les regards étaient tournés vers nous. Quoi encore ? La plupart d'entre eux m'ont déjà vu ce matin. Pourquoi s'attardent-ils encore sur ma personne !

_Dis, Emmett, c'est normal qu'ils nous regardent touts comme ça ?

_J'sais pas moi ! Bon Minimoys, je te laisse j'ai cours moi aussi !

_C'est quoi ce surnom ? De plus il y a plus petit que moi !

_Vrai, ma sœur ! Bon ben va pour Belly, Bellou, Bell's ?

_Heu tout sauf Bellou ! Moi je t'appelle Nounours ou Mett's ou encore Emmy !

_Heu, pas EMMY ! Je vais t'appeler Belly quand t'es gentille et quand tu changes Bell's, et parfois Belly-Bell's ! Et moi c'est Nounours ou Mett's !

C'est moi, ou, il vient de parler de moi là ?

Il ne parle pas de toi Isabella ! Tu n'existes pas !

N'empêche, je l'aime bien ce colosse ! Et il est beaucoup plus perspicace qu'il ne le parait.

_Ok ! Alors à plus Mett's !

_A plus tard Belly !

Il accompagna ses paroles avec un baiser sur la joue. Emmett m'a embrassé ! Là, ce fut comme la goutte qui fit déborder le vase. Tout le monde me regardait sans exception. Heureusement, je remarquai Angéla dans la foule ! Je me dirigeai vers elle, ayant le poids des regards.

_Salut, Angéla !

_Oh, Bella ! Ca va ?

_ Ouais, je suis vivante. Dis tu sais pourquoi tout le monde me regarde comme ça ?

_Ah… Bah tout simplement parce que tu étais en compagnie d'un Cullen et qu'en partant il t'a fait la bise.

Serait-ce une blague ? Tous ces attardés mentaux me regarde comme des débiles, juste parce que j'étais en compagnie d'Emmett ! Il y a quoi de si exceptionnel…

_ Oui, mais encore ?

_Bah, les Cullen sont assez spéciaux pour certaines personnes. Ils restent toujours entre eux. Et du fait de voir l'un d'entre eux avec quelqu'un du monde « extérieur » qui plus est la nouvelle, ça « choque ».

RIDICULE ! A croire que j'avais sous-estimé ces lycéens, ils étaient bien plus cons que je ne le pensais ! L'heure de français passa d'une vitesse ahurissante. A peine sortit de la salle, je vis Emmett appuyé d'une façon nonchalante sur les casiers en face de la porte. Il devait attendre quelqu'un. Je continuai mon chemin l'air de rien. Et j'entendis une grosse voix d'ours m'interpeller.

_Bell's ! Tu comptais vraiment me laisser en plan comme ça ?

_Comment ça ?

_Ben je t'attendais ! Je te dépose chez toi ! Vu que tu n'as pas de voiture.

_Comment tu sais ça ? Demandais-je soucieuse

_Parce que je n'ai vu aucune voiture que je ne connais pas ! A moins que tu ai déjà trouvé quelqu'un pour te déposer !

_Non, je n'ai pas encore appelé mon père.

_Alors c'est ok ? De toutes les façons ce n'est pas une question. Allez en route.

On se dirigea vers un énorme Jeep, garé à côté d'une jolie Volvo argentée. WOW, on dit toujours qu'un chien ressemble à son maître, ben là c'est pareil, juste que c'est la voiture. Durant la route, on parla de tout et de n'importe quoi. Je lui indiquai les directions de la maison qu'il semblait déjà connaître. Tout le monde sait où habite l'ancien shérif, m'avait-il dit.

_Mademoiselle Swan, j'ai le plaisir de vous annoncer que le voyage est terminé !

_Merci encore de m'avoir déposé. A demain.

_Ou plus tard…

Il me fit sons clin d'œil et s'éloigna au bord de son véhicule. Il devait fumer ce mec pour pouvoir sortir autant de connerie en un temps restreint. A peine entrée dans la maison je me dirigeais directement vers ma chambre, plus précisément, mon piano !

Je commençai à jouer Clair de Lune. Debussy faisait partie de mes compositeurs favoris français.

Je continuai à jouer en boucle ce morceau, j'étais si bien. Détachée, déconnectée du monde intérieur. Je crus même entendre Charlie m'appeler, mais j'étais trop obnubilée par les touches blanches et noires de l'instrument. Subitement, un énergumène vint m'interrompre en frappant à la porte. Je vis la tête de Charlie, et un sourire désolé collé au visage, se passer la tête par l'entre-ouverture de la porte.

_Désolé de te déranger, mais c'est juste pour te dire que des amis viennent dîner.

_Hum ouais…

Charlie partit, je continuai à rejouer mon morceau. Non mais c'est vrai quoi qu'est-ce que j'en avais à battre de savoir que ses amis viendraient dîner. Je ne dînerais pas c'est tout ! [..]

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Infamie

Edward POV

Mercredi après-midi, toujours de la merde. J'en ai marre de toujours faire les mêmes choses.

Se réveiller, aller à l'école, rentrer à la maison, faire ses devoirs La routine quoi.

A l'heure qu'il est Charlie doit être excité comme une puce.

Depuis que ma famille et moi sommes arrivés, cela remonte déjà à 3 ans, nous avons tissé des liens forts avec l'ancien shérif de Forks, j'ai nommé Charlie Swan.

Au moins une fois par semaine, nous allions dîner ou prendre l'apéro chez lui, ou il venait à la maison (surtout pour les matchs).

Aujourd'hui, il accueillait à bras ouvert sa fille Isabella. Ca faisait quatre ans qu'elle ne venait plus le voir et là, mademoiselle se ramène comme une fleur. Je ne la connais pas cette fille mais je sens que je ne vais pas l'aimer. J'ai vu quelques photos d'elle quand elle était petite, plutôt mignonne mais un peu normal vu l'âge qu'elle a dessus.

De toutes les façons, je la verrais bien Lundi. Et juste pour Charlie, je serais ou j'essaierais d'être poli envers elle, pas plus.

_EDWARD ! Entendis-je le-diable-incarné crier

Qu'avais-je fais pour avoir un membre de ma fratrie dans la folie ? Mais bon, Alice reste Alice...

_BOUM… BOUM… BOUM ! Eddychou ! Je rentre !

Je rectifie, deux membres de ma fratrie dans la folie. Je n'eu même pas le temps de répliquer, que mon ours de frère pénétra dans ma chambre.

_Eddy, tu as fini de…

_C'est E.D.W.A.R.D, Emmett ! Edward !

_Je disais, est-ce que tu as fini de flemmarder en écoutant ta musique de vieux

_Non, et ma musique est de l'art par rapport à ta cacophonie !

_Pff ! Ouais, bref le lutin te réclame pour partager sa joie. Et si dans 5 minutes tu n'es pas descendu, il double ton supplice du week-end, soit shopping !

_OK ! J'arrive.

J'éteignis ma chaîne hifi, qui était sur le point de finir de jouer la dernière partie du Nocturne No9 de Chopin. Quel gâchis de rater cette si belle symphonie pour une unique et seule personne, Alice.

_Edward, dépêches toi !

_Me voilà. Calmes toi.

_Je ne peux pas, en fait je n'y arrive pas ! A l'heure qu'il est, Isabella doit être déjà arrivée. On aurait pu lui faire une mini-fête de bienvenue. Je sens que je vais l'aimer. On pourra même faire du shopping, des séances spa ! Et des soirées filles…

_Bordel, parles plus lentement. De plus tu ne la connais pas. Elle n'est surement pas celle que tu crois. C'est peut-être une peste de la pire catégorie, alors arrêtes de te faire des films pour rien.

_Pourquoi tant de pessimisme ? Tu n'es qu'un rabat-joie jaloux de ma joie de vivre, et de mon entrain à rencontrer la fille de Charlie.

_Alors, du tout ! Je suis réaliste c'est tout. Désolé de mettre fin à tes rêves de gamine.

Alice sembla choquée par mes propos et me laissa planté dans la salle-à-manger pour rejoindre son cher et tendre Jasper au salon.

Je n'aimais pas m'énerver sur elle, je détestais même (si on n'avait pas tous été adopté, on aurait pu croire que Alice et moi étions jumeaux).

Mais elle était beaucoup trop enthousiaste de rencontrer une fille qu'elle ne connaissait même pas.

Et si après avoir découvert la vraie nature d'Isabella Swan, elle était malheureuse ! Ce serait de la faute de CETTE inconnue. Je ne la connais pas mais je la déteste ! Par sa faute je m'étais emporté sur Alice, ma Lili !

La voix de ma mère, qui semblait être au téléphone, me sortit de mes pensées.

_Pas trop stressé ?

_ […]

_C'est normal, elle doit être fatiguée après le voyage.

_ […]

_Si tôt ! Elle aurait pu attendre Lundi. Et on pourra la rencontrer bientôt je l'espère.

_ […]

_Bonne idée ! A demain Charlie, j'amène le gâteau. Bye !

Oh non ! Faîtes que ça soit un horrible cauchemar, que je me réveille demain et que cette conversation téléphonique n'ai jamais existé.

_Les enfants, tous dans le salon !

Tout le monde était présent. Alice et Jasper mains entrelacées se souriant comme de nouveaux amoureux candides. Rosalie était en train de pincer les fesses d'Emmett, celui-ci avait un sourire débile collé au visage, tous deux reflétaient le couple-complice parfait.

Leurs vies de couples me saoulaient du plus haut point. Il restait juste ma mère, Esmée, seule pour une fois ! Elle me regarda avec un regard désolé et compatissant. Elle s'en veut toujours de ma solitude, elle ne changera donc jamais…

_Alors, pourquoi ce rassemblement ? demanda Emmett toujours égal à lui-même avec son impatience

_Comme vous le savez, la fille de Charlie est arrivée cet après-midi, annonça Esmée

_Oui, vous répétez ça depuis une semaine, ON SAIT !

Rosalie avait raison. Depuis une semaine, ils nous saoulaient avec Isabella. Rose et moi avions tout de même des raisons différentes. Elle, elle pense à sa popularité, sa beauté, à elle. Rosalie est le genre de fille qui a toujours peur d'être dépassée, qu'importe le domaine. Non qu'elle soit narcissique ou nombriliste, non, Rose est très gentille, aimante mais c'est un sorte de complexe chez elle, sa phobie.

_Rose, ne soit pas de mauvais poil. On aura une fille de plus pour nos sorties !

_Alice, ne recommence pas…

_C'est bon Edward, ne me rappelle pas à l'ordre. Je fais ce que je veux, et comme il me le chante !

Je pouvais voir des éclairs lui sortir des yeux. Cette fois-ci je l'avais bel et bien énervée. Pff, tant pis pour elle. Qu'elle ne vienne pas se morfondre sur son sort après.

_Bon, vous me laissez parler ou pas. Parce que vos enfantillages, j'en ai ma claque !

On regarda tous Esmée avec effarement. Elle qui est si douce d'habitude, si maternelle, qui ne dit jamais de « gros-mots », en avait sa claque. WOW !

J'avais raison tous ça encore à cause de Isabella Swan. Tout est de sa faute.

_Vous voyez, je suis obligée d'utiliser des mots grossiers pour que vous m'écoutiez. Alors je disais, comme nous vous l'avons répété plusieurs fois, Isabella est ici. Mais il y a un changement au programme, on ne va pas la rencontrer ce week-end. Vous allez surement la voir au lycée demain.

_QUOI ? Si tôt ! Mais pourquoi…

Je m'étais un peu laissé emporter, mais il faut me comprendre. Moi qui me disais avoir encore quelques jours pour me préparer à rencontrer L'autre, j'apprends qu'elle débarque à MON lycée demain ! Un peu puérile comme réaction je sais, mais depuis que je sais qu'elle arrive je suis incompréhensible.

_Tu pourrais cacher ton enthousiasme, Edward. Elle va au lycée demain parce qu'elle en a envie. Tout simplement. Alors quand vous la verrez je souhaiterais, non, J'EXIGE que vous la surveillé. Vous savez à quel point les lycéens peuvent être méchants envers les nouveaux, vu que ça vous ai arrivé il y a 3 ans. Mais vous, vous étiez 5, et elle, elle est seule.

_Je m'en occupe PERSONNELEMENT !

_Emmett, tu ne l'effraies pas, tu te présentes et tu ne l'embête pas…

_Oui, oui, oui. Maman, je sais tout ça. Et je t'assure que je vais faire attention à elle.

_D'accord. Je vous laisse, je vais préparer le dîner, votre père ne va pas tarder.

Sur ces dernières paroles, tout le monde se dispersa. Et je me retrouvais encore une fois seul planté dans le salon. Autant en profiter pour aller se détendre. Je passai le reste de la soirée au lit à écouter de la musique. Malgré le soupé prêt, je préférai rester au lit. Le sommeil vint enfin me charrier avec pour fond musical la voix de Billy Joel, Goodnight my Angel est vraiment agréable comme chanson.

 

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L'arrivée

Bella POV

Je m'appelle Isabella Swan, mais je préfère Bella, âgée de 17 ans et voici mon histoire.

Je suis devenue une survivante depuis trois ans. J'ai perdu, je crois, ce qui m'était le plus cher. Matthew, mon frère (de cœur), mon confident et mon meilleur ami. Comment ?

Il est mort, pendu. Le suicide quelle mort atroce. Quand je pense que tout cela est de ma faute, enfin bref.

Aujourd'hui est un jour moins banal –mais tout de même inintéressant- que les autres. Je déménage. Je quitte l'amour ardent de Renée, accessoirement ma mère, et de Phil, mon beau-père. Je m'en vais vers un autre monde. Je quitte le soleil, les paysages orangers, Phoenix une ville inoubliable pour le vert glacial de Forks, bled perdu dans l'Etat de Washington, pour vivre avec mon père.

Cette mélancolie, je l'ai choisi. Je pars de mon plein gré pour fuir ces souvenirs. Ceux qui me hanteront à jamais.

La première impression que je donne est celle d'une jeune fille perdue sous une carapace d'acier c'est vrai, c'est ce que je suis devenue.

Ma passion pour la mode et les couleurs s'est volatilisée il y a exactement 1296 jours. Je sais, la précision ne manque pas à l'appel. Ma passion s'est orientée vers l'obscur, le renfermement, la lecture et la musique.

« L'opportunité » de savoir jouer le piano et la guitare m'a été donnée. Je ne suis de ces prétentieux à dire avoir assez de talent pour intégrer un Conservatoire mais disons que je me débrouille.

Me voilà arrivée à William International Airport, l'aéroport de Port-Angeles.

Les gens se bousculent, presque à se piétiner. Ils sont surement enthousiastes de retrouver leurs famille, ou pas.

Moi, je suis de ces personnes qui ont des têtes d'enterrement, de ces personnes qui sont totalement indifférentes à l'instant présent.

J'aperçois au loin la silhouette de Charlie, mon géniteur.

J'aurais la « chance » d'habiter sous le même toi que Le shérif de Forks pas de bol.

J'avance toujours avec mon habituelle lenteur phénoménale vers lui Son sourire s'élargit à vue d'œil, laissant apparaître quelques rides au coin des yeux Ce qu'il avait vieillit depuis la dernière fois qu'on s'était vu (même si ça remonte déjà à 4 ans).

Et me voilà face à lui, ne sachant pas quoi faire ça ne serait pas mal de commencer la discussion, non ? Je m'imaginais mal lui sauter au cou, disons que les marques d'affections ne sont plus mon fort.

_Heu, salut Papa...

_Bella ! Bienvenue dans l'Etat de Washington.

_Hum, merci.

La gène prenait déjà place. Ca promettait cette année.

On sort de l'aéroport, mes valises en mai en direction pour la voiture. J'espère qu'il en a acheté une nouvelle, parce que la voiture de brigade, très peu pour moi.

A croire que la chance m'a sourit pour une fois. Charlie avait opté pour l'achat d'une Audi A5 noire qui, je dois l'avouer, est plutôt pas mal. Il a du toucher une sacré prime pour pouvoir se la payer.

_Jolie voiture. Disons que ça change de l'ancienne.

_Effectivement, c'est mon bijou. J'ai eu droit à une prime vu que mon périmètre s'est élargi.

_Ah, comment ça « élargi » ?

_Ben, je ne suis plus Le shérif de Forks. Je suis devenu l'un des trois directeur-adjoint de la base Olympic de Washington.

Malgré les yeux braqués sur la route, j'y décelai un infime éclat de fierté. Chacun son délire [...]

_Tu as de quoi en être fier, mes sincères félicitations.

_Merci, alors prête pour une heure de route ?

Je n'ai pas vraiment le choix, pensais-je.

Durant cette heure, Charlie me posa des questions sur presque tout. Phoenix, mes amis, le lycée, ma vie en gros. Cette conversation ne dura même pas une demi-heure. Je lui demandai à mon tour sa vie. Selon ce que j'ai pu comprendre, lui c'était pêche, travail, baseball (à la tété). Quelle existence affligeant, mais après tout c'est son choix.

Après une heure de route interminable, je vis enfin le fameux panneau « WELCOME TO FORKS ».

Bienvenue, quel bien grand mot dans mon cas actuel.

Ici les gens n'avaient pas changé, ils avaient toujours les mêmes minois reflétant une routine inlassable. Quand je pense que ma vie sera la même en même temps j'y suis déjà habituée –depuis quelques temps, mon existence est similaire à celle de Forks- , je resterais la même mais j'ai juste changé de « territoire ».

On arriva devant la maison, je ne m'attends pas à un manoir juste à mon ancienne maison à laquelle je m'étais habituée et presque attachée. A mon grand bonheur, oui et non, je retrouvai effectivement ma maison mais plus la même. Celle-là avait eu droit à un relooking extrême. Elle n'avait plus rien à voir avec celle que mes parents avaient acheté il y a des années de ça.

Le porche si traditionnel a été retapé laissant place à plus de modernité, la maison en elle-même a été agrandi mais c'est quoi ce bordel ? Je dois –encore- avouer que cette nouvelle version de maison était… Jolie ?, Sympa ?, non, Accueillante, en fait un peu des trois. Elle n'était soit pas plus grande que ma maison de Phoenix mais, j'aime. Elle parait plus personnelle.

En outre, les maisons autour faisaient un énorme contraste. Rien qu'avec mon toit de résidence, je ne passerais pas inaperçue. Comme si j'avais réellement besoin de ça […]

Je pénétrai dans l'habitation. D'un coup d'œil, elle parait plutôt bien, mais je n'ai ni le temps, ni l'envie de visiter les lieux.

_Bella, me héla Charlie

_Oui ?

_Sachant que tu ne veux pas de voiture, j'ai une chose pour toi, un cadeau.

Il ne me laissa même pas le temps de répondre qu'il enchaîna, sur la défensive.

_Je sais, tu détestes les cadeaux. Mais au moins accepte celui-ci. De toutes les façons il est déjà installé, et je suis sûr que tu vas l'adorer.

Arf ! Ou pas. Depuis quand Charlie me faisait-il des cadeaux, et depuis quand était-il devenu aussi bavard. Cet homme n'est pas mon père !

Bon allez Bella, allons voir ton cadeau.

_Et bien, allons-y. Il est où ce fameux cadeau ?

_Dans ta chambre.

A voir sa tête, je pouvais voir qu'il était fier comme un paon de son présent. Je commençai l'ascension des marches de l'escalier une à une, pour enfin arriver devant la porte de mon Sanctuaire.

J'y pénétrai. Elle avait changé, comme tout ce qui était ici d'ailleurs. Pas gigantesque, mais tout de même pas petite. Elle comprenait comme toutes les chambres une armoire, un lit deux places, une bureau, une chaise, une porte derrière laquelle il doit y avoir une salle de bain et un piano avec un énorme nœud rouge. Rien de spécial. Attendez un peu, retour sur image. UN PIANO ? Depuis quand on a un piano !

_A voir ta tête étonnée, tu viens d'apercevoir ton fameux cadeau.

_Je… Oui… c'est… Merci, papa. Il est magnifique, bafouillais-je

_Mais de rien, ta mère m'a dit que tu étais nostalgique de devoir laisser ton piano. Et vu que tu as déjà apporté ta guitare, je t'offre le piano.

Ce n'était soit pas mon piano à queue blanc, juste un piano droit noir ébène mais je l'aimais déjà tant.

Après ces quelques mots échangés, Charlie quitta la pièce. Il n'a pas tant changé que ça, finalement il ne s'attarde jamais longtemps.

Demain je rentre au Forks High School, le lycée de Forks. J'ai vraiment mal choisi ma rentrée quelle idée d'arriver mi-mars, impudence assurée. Je vois déjà les regards indiscrets à mon égard.

Mes valises étaient dans un coin de la chambre, et l'envie de déballer mes affaires n'est pas présente.

Je cherchai mon Sound Dock et y branchai mon Ipod. Trouble retentissait dans l'habitacle de ma chambre, j'affectionne assez Coldplay.

Oh no, I see,
I spun a web, it's tangled up with me,
And I lost my head

(Oh non je vois, une toile d'araignée,

Je m'y suis emmêlé et j'ai perdu la tête)

C'est vrai, depuis quelques temps je n'avais plus ma tête. Et c'est sur cette dernière pensée que je me laissai aller dans les bras de Morphée.

Posté par JHollydayz à 02:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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